Afin de transgresser la mort, il est possible de s’en détourner, de la nier, de la relativiser ou encore de la dépasser. L’assise pour dépasser la mort nous vient en grande partie d’Hegel, pour qui il ne s’agit ni de la nier, ni de la craindre. Alors que nous avons tendance à détourner notre conscience de cette mort « maître absolu », LMG propose de la regarder en face, et même, d’en rire, à travers sa série Les Natures-Mortes.
Ce bestiaire initié en 2010 fait écho notamment aux trophées de chasse traditionnels et aux animaux naturalisés. Ici LMG interroge la représentation d’un monde en perte, morcelé, fragmentaire et divisible. Têtes figées aux sommets de corps absents, morceaux ouverts en filets saignants ou ficelés avec précision, accouchements infanticides figés dans un instantané, les éléments représentés questionnent notre rapport dominant au vivant et à la nature, ou plutôt à l’idée d’une nature fendue, sécable, démembrée… le monde et sa perte en somme !

Les Natures-Mortes #6
Les Natures-Mortes #5
Les Natures-Mortes #4
Les Natures-Mortes #3
Les Natures-Mortes #2
Les Natures-Mortes #1